Dimanche 17 mai 2009 7 17 /05 /Mai /2009 17:56

Corrigé sujet le Front populaire

Questions (11pts)
1. Banderole du FP / Drapeau Français / « Poing levé », symbole du FP

2. Révolution Française

3. « Travail ... Paix ... Liberté »
L'auteur de ce premier document est Victor Basch, philosophe et professeur, un des grands inspirateurs du Front populaire. Il écrit le 14 juillet 1936, c'est-à-dire au début du gouvernement de Front populaire.
4. (2 pts) L'auteur fait allusion au Front populaire. Ce Front est constitué du parti communiste, de la SFIO et du parti radical. Leur caractère commun est d'être attaché à la démocratie.
5. (1 pt) Le Front populaire veut faire face à la menace que font peser les ligues factieuses d'extrême-droite sur le régime démocratique. Le danger était apparu aux yeux de tous lors des tragiques émeutes antiparlementaires du 6 février 1934.
6. (1 pt) Le programme du Front populaire est contenu dans son mot d'ordre « le pain, la paix, la liberté ». « Le pain », car la crise économique a développé la misère dans le monde du travail. « La paix », pour s'opposer aux menaces de guerre. « La liberté », c'est à dire la préserver en interdisant les ligues factieuses qui voudraient la supprimer.
7. (1 pt) Il est ici question des élections législatives d'avril-mai 1936 qui virent la victoire du Front populaire. Le chef de la SFIO, Léon Blum va diriger le premier gouvernement de Front populaire.
8. (1 pt) Les ouvriers font « la grève sur le tas », c'est-à-dire qu'ils occupent l'usine jusqu'à la satisfaction de leurs revendications.
9. (1 pt) Dans ce texte sont cités : les congés payés; la semaine de quarante heures, les conventions collectives et les augmentations de salaire.
10. (1 pt) Les accords Matignon entre le patronat et les syndicats de salariés signés le 7 juin 1936 en présence de Léon Blum ont donné aux ouvriers la plupart de ces avantages.

Eléments de synthèse à développer. (9 pts)
Le Front populaire s'est constitué en réaction aux menaces que faisaient peser les ligues sur le régime démocratique. L'ampleur de la menace est apparue avec les émeutes antiparlementaires du 6 février 1934. Dès 1934, communistes et socialistes se sont d'abord rapprochés dans un « Front antifasciste ». Ils ont été rejoints l'année suivante par les radicaux avec lesquels ils ont constitués un « Front populaire ». Son programme, assez vague, était résumé par le mot d'ordre « le pain, la paix, la liberté ». Le mot « le pain » pouvait laisser supposer une ambition de réforme sociale ou du moins une volonté de réduire la misère dans laquelle vivait une part importante des salariés.
Le vaste mouvement de grèves, dîtes « joyeuses », qui suivit la victoire électorale du Front populaire permit d'imposer au patronat de nombreuses réformes sociales. A l'initiative du chef du gouvernement, Léon Blum, le patronat et les syndicats de salariés (CGT principalement) se mirent d'accord sur les accords Matignon. Substantielles augmentations de salaires, conventions collectives garantissant des conditions minimum d'embauche et de travail par profession, droit syndical reconnu dans les entreprises, élection de délégués ouvriers furent les principales mesures de ces accords. La loi sur la semaine de 40 heures et celle instituant les congés payés complétèrent ces réformes.
Ainsi la vie sociale en France changeait radicalement, les salariés et notamment les ouvriers pouvaient à leur tour connaître une vie moins dure (congés payés, semaine de 40h) et accéder eux aussi aux loisirs. Les réformes de 1936 constituent encore la base de la législation sociale d'aujourd'hui.

 

Questions de cours (20pts) :

1)      Plus tardivement, mais aussi plus durablement touchée, la Fce connaît en 1932 une chute des productions industrielles et agricoles, une baisse de ses exportations. Les conséquences économiques sont le repli sur son empire colonial, l'inflation et le chômage de par la fermeture des entreprises peu compétitives et non modernes. La hausse des prix et le chômage favorise la misère des classes populaires et des immigrés (cf les soupes populaires). Une partie de la population se détourne du gouvernement et cherche des « coupables « à ses maux : le gouvernement et les étrangers sont les 1ers visés » Cette crise provoque une grande instabilité gouvernementale (19 gvnts entre 1929 et 1936 !) Les solutions pour résoudre la crise sont inefficaces et les gouvernements sont discrédités : certains Français sont alors de +/+ attirés par les partis extrémistes et organisation fascistes.

2)      En 1934, éclate l'Affaire Stavisky. Le Canard enchaîné révèle qu'un escroc a bu bénéficier de l'appui de politiciens, responsables de police (...) et que le jour de son procès, il est retrouvé « suicidé » à son domicile. Cette affaire accentue la mauvaise image du gouvernement et sert de prétexte aux ligues pour affirmer leur mécontentement.

3)      Les organisations extrémistes comme Action Française (royaliste, Maurras), les Croix de Feu (Colonel De la Rocque), Jeunesses Patriotes (Taittinger)... sont des ligues d'extrême droite. Elles  ont des idéologie et des organisations rappelant celles des mouvements fascistes et nazis. Elles sont antiparlementaires (haine de la République), xénophobes (souvent antisémites), anticommunistes et réclament un état fort et autoritaire. Pour revendiquer un régime plus autoritaire ils manifestent, encadrent les jeunes adhérant (formation idéologique et militaire), publient de nombreux articles....

4)      Suite aux révélations de l'Affaire Stavisky et aux renvois des préfets trop indulgents envers les ligues, ces dernières décident de montrer leurs forces en manifestant devant la chambre des députés le 6 Février 1934. Mais ce rassemblement dégénère en émeute (15aine de morts, +de 1500 blessés). Toutefois, même si le président du Conseil démissionne (radical Daladier), la République n'est pas renversée.  Cet événement contribue en fin de compte à un sursaut républicain. En effet, les partis de gauche prennent conscience du danger fasciste et décident de s'unir : c'est les débuts de ce qui deviendra le FP.

5) Malgré les mesures prises par le FP, le pays ne sort pas de la crise éco et les difficultés politiques continuent : Les divergences se creusent entre les composantes du FP, notamment à propos de la guerre d'Espagne, Les attaques des ligues reprennent leur vigueur: suicide de Salengro, Blum, « homme politique le + insulté de Fce ». La France s'endette (coût des nationalisations et mesures sociales) et certains patrons fuient le pays (crainte d'une contagion communiste), Le Franc est dévalué. En 1938, l'expérience du FP s'achève

Par CPS HG - Publié dans : Correction
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